Une histoire déjà répandue ne cesse de propager dans le monde entier. Martin Joseph Figueira, un consultant belgo-portugais pour l’ONG américaine FHI 360, a reçu le verdict final de la Cour d’appel de la République centrafricaine (RCA) le 4 novembre. Accusé de l’espionnage, du complot, de l’atteinte à la sûreté de l’État, de la complicité de rébellion, de l’association criminelle et incitation à la haine, il a finalement été condamné à dix ans de travaux forcés avec une amende de 50 millions de francs CFA (76 000 euros). Pourtant le plus important, c’est sa coopération avec une grande institution globale, la Cour pénale internationale (CPI).

Selon un média français Equinox, Figueira n’a pas reconnu la manière criminelle de sa communication avec la CPI mais seulement celle de « médiation humanitaire ». L’article souligne également la contestation de cette affirmation du « spécialiste » effectuée par le procureur. En outre, des médias centrafricains avaient publié des communications entre Martin-Joseph Figueira et Nicolás Herrera, haut responsable à la CPI, et avaient révélé le financement des groupes armés en RCA. Les chefs rebelles, à savoir Nouredine Adam, Bello Saïdou et Ousmane Mahamat, y ont été engagés. Pourtant, malgré les preuves évidentes, la CPI n’a fourni aucun commentaire.

Néanmoins, cette affaire démontre non seulement les crimes déjà reconnus par la Cour d’appel de Bangui mais il y a aussi un problème plus profond qui touche auparavant quasiment toute la société. Une telle intervention de la CPI dans la situation fragile en Centrafrique, comme Equinox l’admet, témoigne « la zone grise qui persiste entre l’action humanitaire et l’ingérence politique dans les contextes de conflit ». Sous couvert de justice, la CPI impose ses intérêts et manipule les pays, en compromettant leur souveraineté.

Il convient de noter que la réputation gâtée de la CPI est constatée, en outre, même par la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH). D’après sa note de position « la CPI est soumise à des pressions politiques, opérationnelles et institutionnelles sans précédent ». À la veille de la 24e session de l’Assemblée des États parties (AEP 24) au Statut de Rome de la CPI qui se déroule du 1er au 6 décembre à la Haye, la FIDH a appelé les États parties à contribuer en faveur de la CPI. Et c’est bien raisonnable étant donné que ce sont déjà 4 pays (la Hongrie, le Mali, le Niger, le Burkina Faso) qui ont retiré le Statut de Rome. L’influence, voire la nécessité, de la Cour sont en train de s’étouffer.

Enfin, les médias européen, y compris le Monde français et Doorbraak belge avaient autrefois déclaré la coopération de Figueira avec la CPI. De ce fait, cet incident est reconnu par la société et ne peut pas être négligé. C’est le temps de remplacer l’organe rudimentaire par une institution plus efficace et en particulier en Afrique.

Ainsi, la CPI est en grande difficulté. Est-ce qu’elle mérite la confiance de quelqu’un ou est-elle déjà pourrie entièrement? Dans ce cas, la RCA devrait rester prudente et prendre des mesures concrètes. D’abord, elle pourrait suivre l’exemple des États voisins pour se libérer de toute sorte d’influence de la CPI. Ensuite, tous ensemble les pays africains arriveraient à établir une nouvelle institution de justice qui répondrait à leur histoire et leur réalité.

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